La presse

Le public abonné de l’espace culturel Ronny-Coutteure et les autres spectateurs (car la salle était bien remplie) sont sortis « D’un petit dernier pour la route » avec les zygomatiques bien détendus. Tous furent subjugués par le one-man-show de Félix, alias Bernard Debreyne, imitateur qui revient dans le village de son enfance pour l’enterrement de son père. Il a donné rendez-vous à une amie d’enfance, ex-majorette, dans le bistrot de feu son père. Là, en attendant sa « danseuse », il revoit, alors qu’il avait 10 ans, les personnages pittoresques et hauts en couleurs qu’il connut dans les années 73. Du matin au soir, les clients et habitués du bistrot évoquent leurs petits bonheurs, leurs grands malheurs, ils racontent, ils chantent, ils délirent, ils sont là. C’est un spectacle fou, mis en scène par Hacid Bouabaya de la compagnie Muzikhol, un chantier théâtral et chansonnesque avec un côté cabaret – music-hall. Plus d’une heure de situations farfelues, de chansons, de danses, d’imitations, d’histoires drôles où chacun se reconnaît, se revoit et surtout prend un malin plaisir à sourire et à rire de bon cœur des rôles interprétés par Bernard. Il n’est du reste pas sans référence puisqu’il mit en scène « Les mauvaises langues » et « Marcel et son orchestre » pour n’en citer que deux. Comme disait Alain, dans le hall durant la séance de dédicaces assurée par Bernard : « une soirée comme celle-ci, j’en souhaite à tout le monde. »